Aujourd'hui c'est à dire le 17 décembre c'est la journée contre la violence faite aux travailleusEs du sexe. C'est l'occasion de mettre un terme aux idées reçues, que les putes ne sont pas toutes des femmes exploitées, qu'elles ne font pasun travail indigne, qu'elles ont pas leur place dans notre société.

Bah quoi on ne peut pas vendre son corps sans que ce soit parcequ'il y a quelqu'un derrière qui vous pousse à le faire ??? c'est si inconcevable que ce métier puisse être un choix, après tout la femme de ménage se crève le cul pour manger pourquoi est ce qu'on ne pourrait pas le vendre le cul ??? Et puis il n'y a pas que des femmes on a souvent tendance à oublié qu'il existe aussi des hommes qui ne sont pas forcément des travelos comme l'image populaire tend à le montrer !

Et voici un communiqué de press de l'association GRISELIDIS TOULOUSE

Grisélidis
Association  de santé communautaire
14 rue Lafon
31000 Toulouse
France
Tel/fax: 05.61,62.98.61
association@griselidis.com

Si peu de gens savent que le 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la plupart ignorent que le 17 décembre est celle de la lutte contre les violences faites aux travailleuses du sexe.

Si la France s'affiche toujours comme étant LE pays des droits de l'Homme, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est toujours aussi difficile de conjuguer ces droits au féminin. En effet, "chez nous", c’est toujours l’homme qui fait la loi, au propre comme au figuré. Mais s'il est encore nécessaire de crier haut et fort qu'être une femme n’est pas une sinécure, il ne faut pas perdre de vue qu'être une femme qui se prostitue n’est pas à proprement parlé une promenade de santé, a fortiori lorsqu’on vient de l’étranger.

La prostitution est souvent définie comme étant en soi une violence faite aux femmes. Il ne faudrait pas que cela serve à cacher les violences effectives dont sont victimes celles qui exercent cette activité: agressions, insultes, vols, humiliations, viols, menaces, harcèlement, mépris…

Ces violences quotidiennes ne font pas partie des risques du métier, elles sont à rattacher aux violences faites aux femmes en général. Outre certains acteurs zélés du système abolitionniste, tous les auteurs de ces violences sont des hommes, qu’ils soient passants, clients ou policiers.

Un triste constat s’impose : depuis l’entrée en vigueur de la LSI, les agressions contre les travailleuses du sexe sont plus nombreuses car le sentiment d’impunité est plus présent.À Toulouse, au cours des six derniers mois, nous avons recensé 14 agressions graves et 3 décès. Mais il faut garder à l’esprit que si l’hôpital et la morgue ont l’obligation de tenir une comptabilité scrupuleuse, cela ne semble malheureusement pas être le cas des commissariats. Les agressions en tout genre sont donc indiscutablement sous-évaluées, car en plus de ce manque flagrant de prise en compte, il ne faut pas minimiser la difficulté de porter plainte lorsqu’on est considérée comme une délinquante en puissance, souvent étrangère de surcroît.

À l’aune de ces conséquences et au vu de ces résultats, nous pouvons donc légitimement nous interroger sur le bien-fondé de cette loi et questionner son utilité. Son objectif majeur était, et reste toujours, de lutter contre le trafic d’êtres humains en démantelant les réseaux internationaux. Or dans les faits, hormis quelques cas de proxénétisme sans envergure, aucune mafia du sexe tarifé n’a pu être mise en cause.

La LSI n’a généré aucune sécurité, elle n’a fait que croître et se généraliser la précarité des personnes prostituées, lesquelles se retrouvent plus que jamais, marginalisées et fragilisées. Les multiples procès pour racolage passif n’ont réussi à endiguer ni la prostitution, ni la migration, la seule "réussite" à mettre au compte du ministère de l’intérieur est l’aggravation de la situation des personnes prostituées. Quant au ministère de l’immigration, sa nouvelle succursale xénophobe, il met les bouchées doubles afin de faire mieux que sa maison mère. Le droit d'asile, privé progressivement de son contenu, n’est plus qu’une coquille vide, et les obligations à quitter un territoire qui se nationalise se multiplient.

La situation est grave et désespérante pour les personnes prostituées en général et pour les migrantes en particulier;, mais la fin de l’année approche et si nous devions faire un vœu c’est celui-ci : que leur déhanchement et leur clin d’œil continuent à fleurir les trottoirs d’une France plus borgne et rigide que jamais.

 

Voilà j'espère que que c'est textes vous auront permis d'en savoir plus et d'ouvrir les yeux sur la réalité de prostitution

pour finir voici un lien internet

http://droitsetprostitution.org/index.htm